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STAFF D'I LOVE HARVARD MEMBRE DE LA LOWELL HOUSE
suga babe
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Nom : strudwick c'est qu'un nom. pas mon vrai, seulement aux yeux de la loi en fait. parce que ouais, j'ai été adoptée ce qui fait que je ne sais pas vraiment d'où je viens. d'ici, de là-bas, de nul part en fait. alors vraiment, mon nom, c'est que quelques lettres assemblées sur un morceau de papier.  ◇ Prénom : azraël-sky margot. je cherche même pas à me comprendre. azraël = chat de Gargamel. sky = ciel. est ce que je dois en conclure que je suis le chat de l'espace de gargamel ? parce que c'est vraiment weird en fait. et margot.. bah j'pense que c'était tout simplement pour donner un peu de normalité au tout.◇ Âge : vingt trois ans. c'est fou ce que le temps passe vite. et j'ai déjà vécu tellement de chose dans ce laps de temps que j'espère quand même que les choses vont se calmer au moins un peu. ◇ Date et lieu de naissance : le 31 décembre 1994 à new york. du moins, c'est ce que dis mon acte de naissance. après, en soit, j'ai jamais vraiment su d'où je venais et avec le temps, j'ai arrêté de poser des questions. ◇ Nationalité : américaine. ◇ Orientation sexuelle : bisexuelle puisque j'ai toujours aimé explorer toutes les possibilités. disons que je suis pas compliquée et que le sexe m'importe peu. ◇ Statut amoureux : mariée depuis bientôt deux ans à alexander strudwickStatut social : absolument pas dans le besoin. ◇ Études majeures : droit ◇ Études mineures : danse

   
Code:
Azraël-Sky Strudwick - 23 ans - première année - droit (M) danse (m)
   

   
Azraël-Sky Margot Strudwick
   feat Holland Roden

   
   
DUNSTER HOUSE
après toutes les péripéties que j'ai pu avoir dans ma vie, je crois que j'ai besoin de calme. besoin de réussir dans quelque chose. étudiant le droit, le nez toujours plongé dans les bouquins, j'évacue comme je peux la douleur d'avoir perdu mon enfant. mes enfants. peut être que j'aurais préféré ne pas me souvenir en fait. dans tous les cas, me noyer dans le travail me semble être la meilleure des façons de ne pas craquer. et quoi de mieux qu'être à la dunster, entourés de gens comme moi pour être tranquille ? ouais, c'est définitivement à la dunster que j'ai envie d'être.
STUDENT
j'ai clairement pas envie de retourner à la mather house. et disons que les autres maisons ne m'intéressent pas vraiment. j'ai besoin d'appartenir à quelque chose, certes, mais à quelque chose qui me ressemble. alors en soit, si la dunster ne m'ouvre pas ses portes, je préfère rester une simple étudiante plutôt que forcer l'entrée d'un endroit qui ne me conviendra probablement pas. ça peut paraître bête ou alors totalement logique, ça dépend des points de vue. dans tous les cas, quitte à paraître pour une chieuse, je préfère être dunster ou rien. disons que c'est ma manière à moi de garder le contrôle sur mon destin.

   
TON ADMISSION À HARVARD
techniquement, l'admission à harvard, je l'avais déjà passé. les sat's avec un score plus que bon après avoir demandé mon transfert de yale. l'essay qui lui aussi s'est avéré être plutôt concluant puisque j'ai eu un entretien par la suite. entretien qui a lui aussi fonctionné me donnant alors ma place sur les bancs d'harvard. alors après ce terrible accident, cette période de coma plutôt longue, qui étaient-ils pour refuser de me voir revenir ? certes, j'ai du repasser quelques examens, passer une tonne d'entretien avec le doyen pour s'assurer que j'étais prête à reprendre le chemin des cours. et puisque reprendre en cours de semestre n'est pas forcément facile, d'un commun accord je passerait cette fin d'année à rattraper mon retard pour finalement entamer mon année de droit à partir de septembre. comme quoi, quand on est bon élève ça finit toujours par payer.

TELL US MORE

Bonjour tout le monde ! Sur internet on m'appelle blue comet et j'ai vingt quatre belles années. Je suis française et j'ai connu le forum grâce à god, i'm pissygorgeous. Je suis déjà présent sur le forum sous les traits de camila wildingham (student) et meghan harrison (quincy house). J'utilise holland roden comme avatar, d'ailleurs les images ont été faites par timeless. Je fais environ aléatoire mots par RP et mon personnage est un personnage inventé.

   Je souhaite ▲ (retire la balise le symbole et sa couleur qui ne correspond pas)
    adhérer un flood d'intégration
    je veux être parrainé

   Je recense mon avatar
   si personnage inventé:  
   
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[size=10][url=http://]►[/url] ► <span class="imaboss">HOLLAND RODEN</span> ◊ “ Azraël-Sky Strudwick ”[/size]


now payback is a bad bitch and baby, i'm the baddest you fuckin' with a savage can't have this, can't have this and it'd be nice of me to take it easy on ya, but nah; // DEMI LOVATO, sorry i'm not sorry ❀
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MORE OF YOUR OWN STORY


   

— everyday is a new beginning. take a deep breath and start again

— 23 janvier 2018
première séance


y a le silence. deux êtres humains qui se regardent dans le blanc des yeux mais surtout le silence. ça peut être oppressant par moment mais moi, ça m’allait plutôt bien. disons que ça m’apaisait. je sortais de presque neuf mois de coma et pourtant, parfois, j’avais l’impression d’encore y être. peut être parce que je ne savais pas qui j’étais. j’avais plus d’identité -peut être même que je n’en avais jamais eu-, j’étais seule et même les gens ici n’étaient pas capable d’en dire plus sur moi. jane doe. mes effets personnels ? une alliance. a&a. signes distinctifs ? quelques tatouages. entre autre, un « a » sur l’index. a comme.. beaucoup de chose. et je crois que personne ici ne voulait me brusquer. j’étais juste l’inconnue qui venait de se réveiller d’un long sommeil. pas de proche, personne qui venait réclamer quoi que ce soit. j’étais seule.

on m’avait prévenu sur le fait que vous n’étiez pas vraiment bavarde. »

j’haussais les épaules d’un air nonchalant. parler pour quoi ? puis parler de quoi surtout ? je ne savais rien. ni mon âge, ni mon nom. disons qu’en terme de conversation, j’avais autant d’intérêt que l’arbre dans le jardin de l’hôpital. on aimait bien se poser à côté mais on ne lui adressait pas le moindre mot.

« comment vous sentez-vous ? »
« comme quelqu’un de vivant. »

parfois plutôt bien. parfois vraiment mal. c’était le lot de tout le monde, non ? dans tous les cas, j’avais juste l’impression d’être perdue. d’être là mais d’être absente en même temps. je sais pas si mon réveil était une bonne chose dans la finalité. peut être que j’aurais dû continuer à dormir indéfiniment. là, au moins, je ne me posais pas des questions.

« j’ai envie de m’appeler alice. »
« pourquoi alice ? »
« parce que ça commence par un a. »

ni plus ni moins. et je crois que j’avais aussi cruellement besoin d’une identité. d’être quelqu’un. alice, c’était un début. pour ne plus être cette jane doe. pour essayer d’être quelqu’un.

« très bien alice. de quoi vous souvenez-vous ? »
« le repas de midi était infect. »
« je parle de votre passé alice. de votre vie avant cet accident. »`

le silence une nouvelle fois. de rien. je ne me souvenais de rien et je préférais détourner les yeux m’intéressant aux tableaux accrochés au mur.

« on va procéder autrement. vous voyez ce journal ? »

et il poussait vers moi ce livre à la couverture légèrement bleutée.

« ce sera votre confident. je ne vous demande qu’une seule chose alice. écrire. écrire vos journées ici, tout raconter. même votre ennui. confiez lui ce que vous ne confiez à personne. racontez lui tout.
« tout ? »
« tout. »

— this very day can be the first day of your new life

— 04 février 2018
cher journal,


je crois que c’était à ce moment précis que l’on pouvait dire que je n’étais pas une élève exemplaire. le journal avait été rangé avec le peu d’objet que je pouvais posséder et y était resté. entre les thérapies de groupe, les rendez-vous quotidien avec le neurologue, les balades dans le parc.. je n’avais pas eu le temps. peut-être que je n’avais pas eu l’envie aussi. écrire quoi ? tout ? oui mais.. tout quoi ? est-ce que quelqu’un a pensé au fait que je n’avais peut être rien à dire ? je ne sais même pas pourquoi est-ce que je t’ai ressorti aujourd’hui spécialement. je suis en train d’écrire et j’ai pourtant l’impression de simplement additionner des mots sans pour autant leurs donner un sens. je crois en fait que c’est plus facile pour moi de m’exprimer comme ça. les médecins disent que c’est normal. que j’ai pas d’inquiétude à avoir quant à mes bégaiement. qu’il est normal que j’ai encore du mal à tenir sur mes deux jambes mais que ça reviendra. que je dois apprendre. hier, c’était comme d’habitude à une exception près. une infirmière est venue me chercher dans ma chambre, m’a aidé à grimper dans le fauteuil roulant pour me faciliter la vie -et aussi parce que j’étais considérablement en retard- pour m’accompagner jusqu’à la même pièce, même séance, même session de groupe. j’ai vu les même visages perdus, les même difficultés et une nouveauté. cette fille là. grande, brune, des yeux si beaux qu’ils feraient pâlir d’envie n’importe qui. elle s’est présentée comme étant maxine je crois. j’y ai pas accordé tellement d’importance mais elle, elle m’a fixé sans relâche du début à la fin. c’était malaisant. moi, j’étais mal à l’aise dans tous les cas. et quand l’heure a été écoulée, elle est venue me parler. je crois que le plus bête est sûrement le fait que je l’ai regardé sans rien dire, en silence, comme si elle venait d’une autre planète. y avait ce charabia qui sortait de sa bouche, ses mains qui ne faisaient que me toucher et moi, j’avais envie de lui hurler de me laisser tranquille. sauf que j’ai rien fait. je crois qu’elle me connait. le problème est que moi, j’ai aucune idée de qui elle peut être tout comme je n’ai aucune idée de qui je suis. je suis malgré tout restée polie. peut être que j’ai bien été éduquée, peut être que j’étais juste trop fatiguée. à plusieurs reprises, elle m’a appelé « az ». et je crois que j’étais tellement enfermée dans cette idée d’être seule au monde que j’ai pas voulu accepter être quelqu’un d’autre qu’alice, la gamine perdu de l’étage six. probablement que tu dois te demander pourquoi est-ce que je raconte ça en particulier mais t’en fais pas, ça va prendre tout son sens. ce matin, il était semblable à tous les autres aussi. j’ai quasiment pas touché au petit-déjeuner puisque comme toute la nourriture servit ici, il est infect. puis les heures de visites ont commencées. depuis deux semaines, c’est le moment que je déteste le plus. parce que pendant ce laps de temps, je n’ai rien d’autres à faire que regarder l’horloge de cette chambre et attendre que ça se termine. j’reste seule, personne vient me voir. et bêtement, j’en viens à me demander si la maxine d’hier va venir passer la porte ou si elle était juste complètement frappée. j’crois que je réalise à peine quand l’infirmière passe la porte pour m’annoncer de la visite. je sais pas si je dois être contente ou pas. et la fille qui se glisse dans l’embrasure, c’est pas la maxine d’hier. c'est une rousse. sans vouloir passer pour une folle, c'était moi. mon reflet parfait dans un miroir. quoi qu'ayant l'air probablement en meilleure santé. mais quand elle parle, ce n'est pas à moi qu'elle s'adresse. y a quelqu’un avec elle. quelqu’un qui ne se montre pas. et je ne sais pas si c’est la curiosité qui vient s’en mêler ou si j’ai juste affreusement besoin de trouver ma place mais je trouve la force nécessaire pour me lever. c’est l’infirmière qui va râler -je ne fais jamais d’efforts avec elle-. mais j’ai besoin de voir, j’ai besoin de savoir. je tiens à la main cette foutue alliance parce que c’est le seul truc qui me fait dire que j’ai peut être été aimée et j’avance vers cette porte. j’entends des mots par ci par là. jumelle. soeur. je sais pas si je dois comprendre quelque chose mais quand je le vois, y a un truc. ouais, je crois que c’est pour ça que j’écris aujourd’hui. il s’appelle alexander et si ce qu’il dit est vrai, il est mon mari. j’ai hésité une fraction de seconde, à me dire que c’était une mauvaise blague, un mensonge.. mais les yeux ne mentent pas et ce qui se passait dans son regard c’était juste.. il était mon mari. j’ai passé ma journée à tenter de comprendre, à poser des tas de questions. à lui, puis à elle aussi. ava. ma soeur. je sais maintenant que je m’appelle azraël-sky, ce qui est étrange c’est que dans le fond, je crois que je préfère alice. j’étais étudiante à harvard, mariée, heureuse. ça fait du bien d’entendre ce genre de chose même si les souvenirs ne suivent pas. puis j’étais maman. j’avais été maman. j’avais vu la douleur dans leurs yeux, je m’étais senti triste moi même mais bêtement, sans souvenir, l’impact était moindre. alors maintenant que je suis seule, ce soir, je crois que pour la première fois depuis mon réveil, j’ai réellement envie de me souvenir. de savoir qui j’étais, pourquoi et surtout comment. et c’est sûrement grace à lui ça. parce que y a des choses qui se ressentent. je ne sais pas qui il est hormis à travers ce qu’il a pu dire mais.. je l’ai ressenti. mon coeur qui battait un peu plus vite quand il était dans la pièce, mon envie de le contempler pendant une éternité, le son de sa voix qui m’apaisait sûrement un peu trop. j’ai senti que je le connaissais même si ça pouvait paraître bête. il a dit qu’il reviendrait demain et j’ai envie que ça soit vrai.

— it looks like love has finally found me

— 13 février 2018
cher journal,


alex est revenu. encore et encore. tous les jours. inlassablement. et j’crois que ça me fait du bien en fait. ça me fait du bien de le voir là. et j’ai l’impression de le regarder tous les jours avec le même air ahuri. à sourire bêtement dès qu’il ouvre la bouche. et aujourd’hui, c’était différent. j’ai l’impression que mon corps se souvient de chose que ma tête ne veux toujours pas me dire mais.. j’en voulais plus. probablement que je voulais vérifier des choses. alors puisqu’il était là, assis sur le même fauteuil, à me compter sa journée, j’ai fini par descendre de mon lit. j’ai posé mes mains sur les accoudoirs et j’ai gardé mes yeux plongés dans les siens pendant ce qui m’a semblé être une éternité avant de finalement prendre le risque. et je crois bien que l’embrasser était la plus belle chose au monde. comme si mes lèvres avaient été faites pour rencontrer les siennes. le coeur qui palpite, les mains moites, j’aurais pu rester comme ça pendant des heures mais.. j’ai vu la surprise dans ses yeux. comme s’il ne s’attendait pas du tout à ce que je fasse un truc comme ça. et je crois que c’est là que mon premier souvenir officiel est revenu. je me suis détachée et j’ai reculé de quelques pas avant de prendre la parole presque dans un murmure. « je sais que je suis pas la personne la plus parfaite sur terre et que par moment, je peux être totalement ingérable. je sais que je crise beaucoup trop et que parfois avec mes mots je te fais beaucoup trop de mal mais.. je sais aussi que je t'aime. je t'aime plus que j'ai jamais aimé personne et s'il y a bien une personne avec qui je dois passer ma vie, c'est toi. c'est toi et ça sera toujours toi alex. je t'aime d'une force inimaginable. t'es mon âme soeur Strudwick et.. oui je veux t'épouser. maintenant, demain, dans dix ans. ma réponse sera toujours la même parce que c'est avec toi que je veux partager ma vie. » j’crois qu’il s’y attendait pas, moi non plus d’ailleurs mais c’était là. c’était ce que j’avais dit à l’instant même où il m’avait demandé de l’épouser. j’arrivais pas à le situer, je savais juste que ça avait eu lieu. et je me souvenais de paris, de l’hôtel, du banc où il avait osé. de la précipitation, de la robe dans le coffre de la voiture. de ce mariage précipité, sans invité, sans rien. juste nous deux et notre amour. j’sais que tu sers à ça de base. je suis censée écrire ici tout ce qui pourrait me revenir et là, mon premier souvenir, c’est le plus beau jour de ma vie. parce que je le ressent au fond. j’connais pas grand-chose à mon passé mais mes émotions ne me trompe pas et ouais, c’était ce jour là le plus beau. alors j’ai juste sorti d’une traite ce qui était dans ma tête. c’était facile en soit parce que c’était comme si je revivais tout dans ma tête. comme si c’était maintenant. et cette alliance que je gardais dans mon tiroir, je l’ai fais glisser à mon doigt face à lui. parce que même si j’suis pas encore capable de parler de nous, de tout ce qu’on a vécu, je sais que c’est lui. c’est la seule chose dont je suis sûre à cet instant précis et.. j’ai besoin de me raccrocher à ça. je ne pense pas que ça soit stupide d’agir de la sorte. de se raccrocher à la moindre petit chose comme ça. je pense même que n’importe qui le ferait dans mon cas. puis maintenant que les horaires de visites sont terminées, je tue le temps comme je peux. j’ai hâte d’être à demain. de voir son beau sourire illuminer la pièce. j’ai l’impression de tomber amoureuse et je crois que c’est ça le plus flippant. au fond de moi, je sais que je l’aime déjà mais j’ai la sensation de retomber jour après jour. après chacune de ses visites. j’essaie de mettre de côté tout ce qu’il a pu me raconter pour ne me fier qu’à mon instinct. et mon instinct me cris de continuer vers lui, de ne pas lâcher. j’ai pas envie de lâcher. il est en train de me donner une raison de me lever tous les matins dans cet endroit, j’ai pas envie d’abandonner. et dans la finalité, j’crois qu’il a agit comme un déclencheur. ce déclencheur que je cherche depuis le début. parce que j’ai l’impression d’être envahi d’un tas d’image. elles n’ont pas forcément de sens, j’arrive pas à les situer mais je sais que ça a commencé. et c’est peut être ça ma carte de sortie. depuis le début, c’était lui.

— the hardest part of losing a child is living everyday afterwards

— 21 février 2018
cher journal,


j’ai la sensation que me souvenir du mariage, ça a déclenché quelque chose. comme si c’était l’interrupteur que j’avais besoin d’allumer pour que tout me revienne en tête. alors ouais, le processus est long. j’ai des bribes par ci, par là, souvent c’est pas vraiment clair mais.. ouais, ça revient. j’me souviens peu à peu des gens, des moments partagés. maxine, ma meilleure amie, l’amour de ma vie. mon rayon de soleil, celle qui a toujours su me soutenir dans n’importe quelle circonstance. elle est venu, encore une fois. elle est venu me rendre visite dans cette chambre -probablement qu’elle avait dû négocier avec alexander- mais elle était là. et quand elle avait passé la porte, les bras encombrés de bonbon. et moi, j’ai eu cette sensation d’avoir déjà vécu cette situation. et ouais.. tout est revenu petit à petit. maxine qui passait le pas de mon appartement les bras chargés de confiserie et moi qui lui annonçait mon mariage avec alex. ouais, c’était revenu d’un coup. mais ce qui revenait surtout, c’était ce prénom qu’on avait pas cessé de prononcer. hendrix. mon petit garçon. mon fils. jusqu’à maintenant, ça avait été facile. incapable de me souvenir de son visage, de lui. maintenant, j’avais l’impression de l’entendre. d’entendre sa voix, ses gazouillis, de sentir son odeur. mais il n’était plus là. il n’était plus et je n’aurais plus jamais le droit de l’avoir dans mes bras. hendrix. je déteste devoir écrit ça et en même temps, ça me fait du bien. y a des tâches partout, j’arrive pas à retenir les larmes. mon fils. j’ai perdu mon fils dans tout ça et jusqu’à maintenant, j’étais incapable de m’en souvenir. quel genre de mère ai-je pu être pour oublier qui il pouvait être ? j’ai le coeur qui se déchire, l’âme en lambeau. je ne suis pas sûre d’être assez forte pour supporter ça. je suis pas certaine d’en avoir le courage. peut être qu’égoïstement, je voudrais repartir dans mon sommeil ou bien dans mon manque de souvenir. parce que quelque part, ne pas me souvenir m’empêchait aussi de souffrir. non, j’ai pas le courage. j’ai pas le courage et maintenant que je suis seule dans cette chambre, c’est pire encore. j’ai refusé d’avaler quoi que ce soit au dîner ce qui m’a valu un check up complet pour vérifier si j’allais bien. mais la peine mentale est bien pire que la physique. j’voudrais pouvoir changer les choses. donner ma vie pour la sienne. j’voudrais que mon petit garçon ait la chance de grandir dans ce monde mais non.. je n’ai plus rien. là, de suite, je me sens juste seule. et je déteste tout ça. j’ai l’impression de suffoquer et pourtant j’écris encore. j’écris en espérant que ça apaise un peu tout ce que je suis en train de ressentir. j’peux pas supporter ça. j’ai l’impression de l’entendre rire alors que tout est silencieux autour de moi. je me suis levée dans la nuit en pensant l’entendre pleurer. j’peux pas vivre ça. j’ai envie d’hurler. de tout casser autour de moi. j’ai envie que ça s’arrête parce que la souffrance est insurmontable. mais j’crois surtout que j’ai besoin de lui en parler à lui. alex. à défaut de pouvoir l’avoir à côté de moi, je pouvais lui écrire aussi. alors désolée d’avoir arraché une page mais je fais avec les moyens du bord.

je ne sais pas du tout si je te montrerais ça un jour. je préfère prévenir en avance histoire d’être.. claire ? mais j’ai besoin d’en parler un peu. de t’en parler à toi. de te parler d’hendrix. je m’en souviens maintenant. je me souviens exactement de tout. je me souviens de son rire, de son odeur, des ses yeux. je me souviens des mensonges que j’ai pu faire parce que je ne voulais pas que tu saches que tu étais le père. je me souviens d’à quel point on était heureux par la suite. je me souviens du bal et de ce moment où j’ai perdu les eaux. je me souviens de nos prises de tête par la suite après sa naissance. de la panique. de ma dépression. je me souviens du fait que je ne voulais pas m’en occuper. pas le toucher et des problèmes que ça a causé entre nous. et je me souviens aussi du moment où j’ai finalement eu le déclic. ou je l’ai accepté comme étant mon enfant. notre enfant. je me souviens de tout alex et je crois que c’est ce qui en train de me déchire le coeur. j’te jure, j’ai l’impression qu’on vient de l’arracher de ma poitrine et je souffre le martyr à ce moment précis. j’ai juste envie que ça s’arrête parce que je peux pas. je peux pas supporter tout ça. comment tu fais toi ? pour vivre sans lui ? pour te lever tous les matins et continuer à avancer ? parce que moi, j’ai l’impression que je pourrais pas le faire. que j’en suis pas capable. c’était notre fils alex. c’est toujours notre fils mais il est plus là. et j’crois que.. j’crois que je ne pourrais jamais passer au dessus de ça. j’pourrais jamais prétendre que ça va alors qu’il n’est plus là. j’ai mis un enfant au monde et il n’est plus là. la douleur est beaucoup trop forte alex, j’suis vraiment pas capable de supporter ça. j’peux pas. tu t’rends compte ce que c’est ? j’étais maman et maintenant.. maintenant je dois faire face au deuil. je peux pas.. j’ai l’impression d’être morte en fait. j’veux plus jamais d’enfant. je sais pas si je te donnerais cette lettre ou si j’aurais le courage de te le dire en face mais.. j’en veux plus. personne ne remplacera hendrix. je ne le remplacerais pas. et j’aurais pas le courage d’en avoir un autre. j’pourrais pas prétendre que je suis capable d’élever un autre enfant alors que j’ai perdu l’amour de ma vie. j’ai mal, tellement mal. pardonne moi.

— she is my witness who sees me at my worst and best but love me anyway

— 26 février 2018
cher journal,


j’ai pas eu le courage de réouvrir ces pages jusqu’à maintenant. ouvrir ce journal, c’était reprendre en pleine tête tous les mots que j’ai eu pour hendrix et.. j’crois que j’en étais pas capable. alex, il a bien vu que ça n’allait pas. il l’a vu mais j’crois qu’il a comprit que je ne pouvais pas en parler alors il m’a laissé tranquille. y a beaucoup de truc qui sont revenus ces derniers temps. des trucs importants, d’autres moins. mais là, ça concerne ava et forcément, j’dois en parler. bien sûr que quand je l’avais vu, dans cette chambre, quelques semaines plus tôt, j’étais restée sur le cul. c’était comme.. regarder mon reflet dans le miroir ? et c’était tellement déstabilisant en fait. parce que c’est pas le genre de vision qu’on s’attends à avoir quand on perd tous nos souvenirs. alors bien sûr, je suis pas bête. j’ai compris qu’elle était ma soeur. qu’elle est ma jumelle mais ça ne voulait pas pour autant dire que je me souvenais d’elle à proprement parler. mais cette nuit.. cette nuit tout a été différent. un cauchemar, tout ce qu’il y a de plus basique. un homme alcoolisé, des paroles déplacés, des gestes sûrement un peu trop violent. tout un tas de monde qui débarque et moi qui prends un coup. puis ava qui débarque soudainement et qui fracasse la tête de l’inconnu. je me suis réveillée, en sueur, tremblante sans savoir si j’étais en train de reconstituer une scène qui s’était réellement passé ou si ce n’était rien d’autre qu’un mauvais rêve. le fruit de mon imagination. le truc, c’est ce que ça avait l’air terriblement vrai. et ouais, dans le fond, ça me fait angoisser mais peut être que c’était un mal pour un bien ? parce qu’en soit, maintenant, ça me revient. ava et moi, main dans la main, dans cette affreuse salle d’attente. ava et moi, dans cette chambre miteuse au foyer à attendre que quelqu’un veuille de nous. les crises de larmes à chaque fois que l’on était placées dans des endroits différents. ouais, ça me revient. pas spécialement tous les souvenirs mais l’amour inconditionnel que je peux lui porter. elle est mon double, mon âme soeur, l’unique et éternel amour de ma vie. et quelque part, j’ai de la peine. la peine de ne pas avoir ressentit ça directement en la voyant. la peine de lui avoir infligée toute cette tristesse. alors quand elle est revenue, je l’ai juste serrée dans mes bras. le plus fort possible comme pour m’assurer qu’elle était vraiment là. c’est après que toutes les questions sont venus. est-ce que tu m’en veux ? est-ce que tu es heureuse ? et inévitablement, j’ai parlé du cauchemar. de notre cauchemar. suffisait de voir sa tête pour savoir que ce n’était pas mon imagination et j’ai fini par poser ma main sur la sienne, sans un mot. comme la promesse silencieuse que tout irait bien. que je serais là dans tous les cas et que malgré les épreuves, j’allais pas la laisser tomber. je me suis même surprise à observer chacun de ses traits. ses mimiques, ses réactions, tout et n’importe quoi. et c’était comme si je comprenais. comme si j’étais capable d’interpréter ses silences, ses sourires, ses soupirs. alors c’est ça être connectée à quelqu’un ? et pour la première fois depuis que je me souviens d’hendrix, je crois que j’ai ressentit de l’espoir. j’me suis dit que tant qu’elle serait là, j’pourrais tenir le coup. que je lui devais au moins ça et que j’avais pas le droit de la laisser tomber. alors ouais, sûrement que je vais me battre. pour elle. pour son sourire. parce que le mérite sûrement plus que quiconque. puis aussi pour alex. parce que je sais qu’il a souffert et que je veux pas lui en infliger plus que ça. alors sûrement qu’il faudrait que je me redresse. que je tente sincèrement de reprendre ma vie où je l’ai laissé même si rien ne serait plus pareil. j’leurs doit ça, je le sais.

— might not be tonight, tomorrow or the next day but everything's gonna be okay

— 13 mars 2018
cher journal,


je sais que j’ai pas écris depuis un moment mais.. j’essaie de vivre. de vivre réellement. ça devient de plus en plus pesant d’être ici. de ne pas pouvoir sortir. paraît que j’ai besoin de plus de temps. qu’il ne faut pas se précipiter. ouais mais.. j’ai plus envie d’être là. j’ai envie d’être avec alex. d’être avec ava. de retrouver ma vie d’avant. et j’crois que le week end que je viens de passer n’arrange en rien. parce que ouais, j’ai eu une autorisation de sortie un peu spéciale pour l’anniversaire d’alex. et plutôt que de faire les choses à moitié, je me suis envolée pour les bahamas. c’est là que j’ai vraiment vu tout le monde. wade, briony, alexys.. mais la plus belle chose c’était d’être avec ava et alex. vraiment. ils avaient tous les deux cette particularité de me faire sentir en sécurité. et j’ai passé toute ma soirée collée à lui, incapable de quitter ses genoux, avec juste l’envie de me blottir dans ses bras, de respirer son odeur encore et encore. j’voulais pas le quitter, c’était dingue. c’était presque comme si je faisais abstraction de tout le reste pour ne rester qu’avec lui. alors là, me retrouver une nouvelle fois ici, ça me déprime. la première nuit a été un enfer. j’ai eu l’impression de me retourner toutes les deux secondes pour le chercher sauf que.. il n’était pas là. j’crois que je ne suis pas spécialement de bonne humeur. ouais, on pourrait même dire que je suis maussade. l’infirmière me l’a fait remarquer au réveil parce que, je cite, mon sourire était absent. mais ça fait trop longtemps que je suis ici et j’ai du mal à aller de l’avant alors que je reste coincée entre ces quatre murs. j’ai l’impression de devenir dingue, de ne revivre que quand ava ou lui passe la porte. le reste du temps, je suis éteinte. je fixe cette porte inlassablement à attendre les heures de visite. j’crois que j’ai finalement compris ce qu’était « mourir d’ennui » parce que ouais, c’est dingue ce que je m’assomme moi même. l’avantage, c’est qu’au moins, je me souviens maintenant. de tout ou quasi tout. des strudwick, des services sociaux, d’ava, d’alex, d’hendrix, cassandre, samuel. de maxine, de wade, de briony, kyla, camila, salem. j’me souviens aussi d’hades, maxime, tommy, walter., anja, noora, keyla.. ouais, tout est revenu. j’revois les larmes, la joie, les rires, les partages. mais j’sais qu’au fond, je suis à ma place. que si on a bravé tous ces obstacles lui et moi ce n’est pas pour rien. alors j’attends qu’une chose : sortir. juste pour pouvoir reprendre les choses réellement, être heureux ou au moins essayer. faire notre maximum pour avoir la vie qu’on mérite. est-ce que j’ai déjà mentionnée à quel point j’adore le voir sourire ? je crois que c’est le plus beau paysage au monde. puis le rire d’ava, c’est la plus belle mélodie. alors ouais, j’ai envie de croire au fond de moi que tout vas s’arranger. que tout iras réellement mieux. j’veux y croire plus que jamais parce que j’en ai besoin pour avancer.

— anyone can start from now and make a brand new ending

— 25 mars 2018
dernière séance


je rentrais dans la salle, un sourire éclatant, l’envie de rire, de bavarder. c’était bien différent de la première fois mais les circonstances n’étaient plus les même. aujourd’hui, je sortais. ce n’était plus qu’une question de minute avant qu’alexander ne vienne me chercher. mais avant, c’était la dernière séance et je m’asseyais sur la chaise tenant fermement le journal contre moi.

« comment vous sentez vous ? »
« incroyablement bien. »

et ça se voyait. ça se voyait sur mon visage, sur ma façon de me déplacer, sur les mots que je pouvais employer. ouais, ça se voyait juste, c’était comme ça. j’étais bien, juste ça.

« vous voulez aborder un sujet en particulier azraël ? »
« non, je crois que j’ai juste hâte de vivre. »
« alors allez y, vivez. »

je souriais encore plus quitte à avoir des courbatures au visage. me relevant d’un coup, le journal toujours contre moi, je me dirigeais vers la porte prête à affronter la vie qui m’offrait une nouvelle chance. et soudainement, je me retournais.

« docteur ? »
« oui ? »
« merci. »
« pour ? »
« tout. »


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Jeu 8 Mar - 10:49
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Dim 18 Mar - 0:12
Citation :
j’ai pas eu le courage de réouvrir ces pages jusqu’à maintenant. ouvrir ce journal, c’était reprendre en pleine tête tous les mots que j’ai eu pour hendrix et.. j’crois que j’en étais pas capable. alex, il a bien vu que ça n’allait pas. il l’a vu mais j’crois qu’il a comprit que je ne pouvais pas en parler alors il m’a laissé tranquille. y a beaucoup de truc qui sont revenus ces derniers temps. des trucs importants, d’autres moins. mais là, ça concerne ava et forcément, j’dois en parler.


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